Vaudou : La véritable histoire, la foi et les rituels

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Le vaudou alimente bien des fantasme. En effet, il est largement présent dans certaines fiction. Et ce, que ce soit au cinéma ou dans les livres. Par ailleurs, il est très largement associé à la ville de la Nouvelle-Orléans. D’ailleurs, chaque année maintenant, The Voodoo Experience, avec ses slogans “rejoignez le rituel” et “vénérez la musique”, fixe son calendrier à Halloween. Ainsi, c’est devenu une tradition à la Nouvelle-Orléans, tout comme la Toussaint, lorsque les familles se rendent dans les cimetières du quartier français. 

Nouvelle-Orléans vaudou

Qu'est-ce que le vaudou?

Nous avons eu la chance de nous entretenir avec Jerry Gandolfo. En effet, Jerry est un Néo-Orléanais dont la famille gère le musée du vaudou dans le quartier français depuis les années 1970. Et il a vu des tas de produits et de lieux qui prennent le nom de vaudou. Cependant, parfois, le terme est utilisé de manière péjorative, dans des termes comme économie et science voodoo. Mais lors d’un festival organisé en plein air, sous les chênes verts, les tambours et la musique peuvent convoquer les esprits et faire écho au passé. Et Jerry nous déclare ceci : “Si elle est bien faite, la musique devrait prendre possession de vous. Vous ne pourrez plus rester immobile. Et si cela se produit, vous faites du vaudou”. “En définitive, il s’agit davantage d’une foi, que de magie”.

Musée du Vaudou Nouvelle-Orléans

Les racines du vaudou à la Nouvelle-Orléans

Le vaudou est arrivé à la Nouvelle-Orléans au début des années 1700. Et ce, grâce aux esclaves amenés de la “côte des esclaves” occidentale de l’Afrique. Cependant, comme beaucoup d’autres choses à la Nouvelle-Orléans, le vaudou a ensuite été imprégné de la religion dominante de la ville, le catholicisme. Par conséquent, il est devenu un hybride vaudou-catholicisme parfois appelé vaudou de la Nouvelle-Orléans. Par exemple, à la Nouvelle-Orléans, Legba, la divinité vaudou qui contrôle les portes du monde des esprits, devient Saint Pierre, qui détient les clés des portes du ciel.

Cet hybride était évident chez Marie Laveau, une fervente catholique qui assistait à la messe à la cathédrale Saint-Louis. Et elle était une amie proche du prêtre de la cathédrale, Pere Antoine. De nos jours, le vaudou vit à la Nouvelle-Orléans à travers les personnes qui le considèrent comme faisant partie de leur culture. Mais aussi à travers les rumeurs erronées et à travers la longue ombre de Laveau, la vaudoune la plus connue de la ville.

Devant la tombe de brique et de mortier de Laveau, dans le cimetière n° 1 de Saint-Louis, à la périphérie du quartier français, des fans déposent des piles de pièces de 5 cents, des fleurs en papier et d’autres offrandes. La visite de cimetières tels que celui-ci est l’une des activités les plus populaires du quartier français et d’ailleurs.

Lorsque Laveau était vivante et vivait dans la rue St. Ann, les gens frappaient à sa porte à toute heure, à la recherche d’une aide juridique, de nourriture ou de conseils au sujet d’un mari volage. Mais sa mort en 1881 n’a pas arrêté cela. “Dans le vaudou, un ancêtre est aussi vivant qu’une personne vivante”, dit Gandolfo. “Vous allez simplement dans sa nouvelle maison maintenant”.

Laveau, qui était également connue sous le nom de Veuve Paris après la mort de son premier mari Jacques Paris, était une figure spirituelle marquante, une bienfaitrice et une femme libre de couleur. Elle a adopté des orphelins, nourri les affamés, visité des prisonniers et soigné d’innombrables patients pendant l’épidémie de fièvre jaune. Elle était également une naturopathe compétente, traitant les patients par des massages, des thés, des herbes, des pommades et des teintures, ce qui était probablement plus efficace pour les parents de la fièvre jaune que les saignées et autres techniques médicales de l’époque.

Certains livres citent des témoignages de voisins qui se souviennent que Laveau avait des fleurs, des bougies, des images de saints et des autels dans toute sa maison, que les marches d’entrée étaient frottées chaque matin avec de la poussière de brique pour protéger la maison et qu’elle avait une statue de saint Antoine de Padoue, le saint patron de la recherche d’objets perdus, qu’elle retournait lorsqu’elle “travaillait”.

Les pratiques d'aujourd'hui à la Nouvelle-Orléans

Le hoodoo est une croyance non religieuse dans les objets du vaudou, ou gris-gris. D’ailleurs Gandolfo le compare à la croyance selon laquelle un trèfle à quatre feuilles porte bonheur. Ainsi, la Nouvelle-Orléans a connu une longue lignée de praticiens et de boutiques hoodoo célèbres. Et les gens d’ici parlent encore des sorts qui utilisent des images de saints, des pattes de poulet, de la poussière de cimetière, de la poussière de brique, de la poudre à canon, des épingles et des aiguilles, des bougies et de l’encens.

Important : Cet article est à titre informatif. Aucun expert de Voyance Qualité ne propose de travaux occultes ou de service de magie.

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